mercredi 17 avril 2019

04-Tout ce que j'écris à la poubelle

Il est probable qu'aussitôt que nous définissons ce que nous sommes par un mot, tout s'effondre. Je crois qu'il est possible que lutter dans les gouffres pour essayer de découvrir son identité, de passer par des crises et des repères pour essayer de définir son identité; de peur peut être d'être prisonnier d'une identité que d'autres se chargeraient de vous attribuer; est une erreur. Nommer son identité c'est la détruire. C'est peut être pour cela, que beaucoup de grands esprits modernes, ont tôt fait de mettre en garde les gens à propos de ces questions. Car le grand défi de la modernité, est l'émancipation, c'est l'action libérée des injonctions des structures lourdes implémentées dans la société. Car prendre le pli de la modernité, et on l'oublie dans cette époque de procès à l'encontre de la modernité, c'était s'adapter et survivre face à l'état de fait que Nietzsche avait si bien résumé d'une phrase, une seule : "Dieu est mort".

Oui, le temps humain s'était étendu bien au-delà à ce à quoi il s'était préparé. Il n'avait pas anticipé qu'il se devrait de garder en lui une mémoire si longue et si dense, tout en continuant à se laisser prendre par l'intuition; cet élan vital de l'esprit qui nous pousse à nous perfectionner par l'intelligence ou la malice. L'intuition comme une gravure de Robert Fludd; cherchant les moyens de faire rebondir la lumière de la pensée et d'envisager ses réfractions fragmentés par les temps modernes en différentes disciplines.

Il est fort probable qu'il y ait bien plus intéressant à chercher dans ce monde que son identité et d'essayer de se connaître. Et en disant cela, je sais bien que je détruit une bonne partie de ce que j'ai écrit jusque là; il faut savoir détruire.
Alors je casse, au maillet et au burin, les inepties ridicules de ma vie passée que j'ai osé écrire ici, tandis que j'attendais le retour de cet autre esprit en moi. Celui veut se mouvoir à travers la volonté, dans une quête de puissance en lui; pour se révéler au monde et que le monde se révèle à lui.
Au milieu de l'espace, tout est possible, tant que l'envie perdure, tant que les désirs s'entretiennent, tant que l'on se parle de lumière intérieure à beauté du monde; loin des thématiques vaines. J'accepte que tout s'effondre.

J'accepte que tout puisse être perdu, que tout soit détruit, fauché net après tous ces efforts et ces sacrifices. J'accepte la cruauté de l'existence, le rire implacable dans les décombres qui frappe plus violemment encore que le malheur lui-même.

J'accepte d'écrire ce que personne ne veut plus écrire, j'accepte que mon être puisse être emporté de nouveau sur des flots irraisonnables, que l'esprit soit tumulte et chaos et que la lumière ne soit jamais une, mais bien multitude de réfractions qui défait les cieux et déforme la roche.

Je veux que demeure mon esprit délirant qui n'envisage que l'essentiel et qu'il puisse enfin s'étaler et se séparer de lui-même; sur les sentier sinueux des choses pour les tordre, les pulvériser, les refondre, y faire coaguler mon sang avant que l'on me prive de l'aurore.

J'envie les Van Gogh, les Soulages et les Rothko qui sont devenus Feu et Lumière et dépassés cette condition de forçat du vide en sursis.

Que peut-il y avoir de plus absolu ? Je ne suis rien.



dimanche 14 avril 2019

03-Petit merdeux



Je me suis mis de côté parce que cette vie est une succession d'événements et de non événements qui m'ont poussé à me mettre sur le côté; à l'isolement, au mitard social.

La première raison, ne serait pas de la faute à la société, incroyable mais vrai, ce serait du fait d'un très mauvais caractère.

On ne peut pas dire que je sois quelqu'un de méchant, encore que cela m'arrangerait qu'on  le dise, mais quand j'essaie d'être méchant, ça ne fonctionne pas vraiment. Les gens finissent par se rendre compte que derrière cette mine froide, terrible comme une voie de garage, il y a un mec plutôt gentil. On me le confie en toute discrétion, à l'abri des autres protagonistes de la tribu : "_Mais tu es gentil en fait. _Oui, mais surtout ne le dis à personne".

J'ai par contre un très mauvais caractère, un caractère assez désagréable pour mes semblables, car je déteste la vie en groupe. Je déteste les interactions sociales de groupe. Je préfère la vie sociale en effectifs réduits, pour avoir de vraies conversations; même si elles ne mènent nulle part. Je ne vais jamais dans une boîte de nuit, et me rendre dans un bar ou un restaurant n'est agréable pour moi, que lorsqu'il y a peu de monde et que l'espace est exempt du brouhaha et des conversations pénibles des gens.

Je n'ai donc pas du tout cette culture du groupe, de l'équipe, de la camaraderie de troupe. Je n'ai pas du tout cette éducation là; je serais d'avantage plus proche du fils unique isolé dans ses mondes et qu'il ne faut surtout pas déranger. Loin de me comparer à lui, je me retrouve assez dans le sale caractère de Sartre enfant; vraiment pas le gosse à qui on fait faire n'importe quelle activité collective dans les écoles et camps de vacances.

De fait, je ne sais plus trop qui a commencé cette comédie, mais l'éducation nationale et les camps de vacances, ont grandement participé à forger cet isolement et ce mauvais caractère. Depuis enfant, j'ai toujours eu l'intuition de l'embrigadement et du conditionnement des têtes et de l'uniformisation par les effets de groupe, même si je ne pouvais pas les nommer et encore moins les concevoir correctement. Mais je voyais bien, avec mes deux petites billes marrons derrière mes grosses lunettes de petit merdeux, qu'il y avait tout de même quelque chose de pas net dans le fonctionnement de l'interraction sociale et de l'organisation des groupes. Et que Batman avait bien raison de vouloir rester seul, et qu'il devait bien y avoir une raison pour qu'un type aussi balèze choisisse la solitude.

Je ne pouvais donc pas faire de sport collectif, ou bien pas longtemps, je ne pouvais pas faire grand chose dans les camps de vacances, du moins pas sans m'emmerder et vous n'imaginez pas à quel point c'est compliqué pour quelqu'un comme moi de trouver du boulot ou de participer à des stages pôle emploi. J'envie les gens qui arrivent à feindre la bêtise, à faire comme s'ils ne voyaient pas l'arnaque dans ce genre d'organisation. Qui font oui de la tête quand on leur vend les bienfaits du collectif en se défendant bien de parler de la subordination hiérarchique, qu'ils le savent depuis l'enfance que les organisations collectives ne fonctionnent que grâce à un bouc émissaire; que c'est lui qui fait tout tenir. J'envie vraiment ces gens qui font comme si tout allait bien au travail ou dans le vestiaire. De mon côté, il m'est arrivé d'avoir été plus détesté que le bouc émissaire du groupe, car je ne signifiais jamais ma place au sein du groupe. Trop instable pour être le chef, trop violent pour être le bouc émissaire, trop prétentieux pour être un bon suiveur et encore moins un appui; je me voyais plutôt en dehors. De temps en temps, je remplaçais le bouc émissaire pour qu'il fasse une pause de temps en temps, mais même ce rôle là, je l'incarnais très mal.

Du coup, c'est très difficile de me vendre un projet collectif, même un projet utopique totalement déraisonnable et c'est très difficile de manoeuvre pour y faire ma place.

Je pourrais adhérer pendant des années à un collectif, faire partie des meubles et continuer à être un total étranger et de rester au stade zéro des rapports cordiaux. Quel groupe de gens voudrait d'un pion pareil ? Et lorsque je fais partie de la hiérarchie des groupes, je finis par causer des conflits et des scissions, car mon mauvais caractère pousse certains à vouloir me baiser la gueule. Alors là, c'est encore pire, car je m'implique enfin dans le groupe, je signifie ma place par une activité et patatra, quelqu'un estime que je vais trop loin, que je deviens trop gros, que je prends trop de place alors le groupe s'effondre.

Si bien que je ne peux concevoir ma vie en groupe, ma vie en collectivité, que dans un effondrement en devenir et prendre en compte cet effondrement qui vient. Ce qui dans un sens, me permet de ne pas perdre mon temps à porter un gilet jaune, mais me pousse plutôt à trouver des moyens pour anticiper l'après feuilleton.

Cet manie de s'isoler, de chercher à être autonome, à ne pas participer, à me méfier du collectif; il va falloir que je me rende à l'évidence : Je suis anarchiste.

samedi 13 avril 2019

02-Foutu



Et que faut-il écrire ? Que faut-il écrire aujourd'hui ? Que faut-il écrire maintenant ? Tout de suite ? Que faut-il écrire et comment ? Est-ce que cela ne sera finalement qu'un exercice de commentaire ? Comme le support sur lequel j'écris en génère tant ? Est-ce que nous sommes condamné à ne pouvoir écrire qu'à propos des choses que nous imaginons connaître ? Je voudrais trouver de quoi écrire, matière à écrire, sujets ou thématique à écrire. Mais je dois me rendre à l'évidence : Je suis dans une  problématique d'écrire. Car j'ai un problème ou plutôt, mon existence est fragmentée en problèmes. Je vois beaucoup de gens qui ont leur sujet de prédilection et qui écrivent et vendent de l'écrit ou se font commander de l'écrit. C'est peut être pour vendre une came, ou bien pour nourrir une autopromotion; peu importe. S'ils arrivent à écrire sur tel ou tel sujet, sans trop "ramer", c'est qu'ils ont la chance d'éprouver encore un phénomène que je suis en train d'oublier : Ils arrivent encore à bander ou cherchent encore à bander. Je le dis grossièrement, mais je ne dis rien de nouveau et si j'avais voulu parler des peintres; c'eut été encore plus dégueulasse; car les peintres sont les pires des dégueulasses parmi les artistes.

Mon problème est donc que les sujets dominants, étalés dans les journaux ou sur les premiers rangs du peloton d'exécution des Fnac, ne me passionnent pas vraiment.

Comment les parisiens arrivent-ils à bander ? Avec tous ces textes moralisants et ces thèmes redondants ? Pourquoi faut-il autant de bouquin sur l'islam en France, sur l'écologie, sur l'immigration ou d'autres thèmes que nous voyons partout et donc nulle part ? Ces espèces de sujets imposés comme des pièces du feuilleton imposé ?

Comment font-ils pour se supporter, pour ne pas étouffer ou finir dans des hôpitaux de jour, avec toutes ces sujets écrits et lus depuis 20 ans et qui n'ont jamais servis à rien d'autre, qu'à commettre toujours plus d'erreurs sur les sujets en question ?

J'ai l'impression que les intellos parisiens sont comme des fans de foot, en rang d'oignon, vivant le rythme imposé des ligues comme nous vivons au rythme des feuilletons médiatiques imposés, avec toujours la même panoplie du plouc inchangée depuis 1998, le même folklore répété comme étant la démonstration de la folie collective (la folie s'illustrant par le fait de tourner en rond justement). Les joueurs changent, des équipes apparaissent et disparaissent, mais au final, il ne reste que deux équipes importantes; tout est anecdotique, vain et sans intérêt; comme les paroles des éditorialistes.
Ils ne me font pas bander les intellos acteurs du feuilleton et il ne me fait pas bander du tout ce dispositif du plateau comme étant un lieu de débat. Mon oeil, c'est surtout du remplissage, à grand coup de rouleau avec du blanc toujours plus blanc pour continuer de soigner la ridicule moulure en plâtre qui prend l'eau.

Tout ça pour dire qu'à défaut de bander avec ce que j'écris, je dois trouver moyen de bander par la lecture, en allant tâter du mort. Je suis un nécrophile complètement assumé. C'est symptomatique du client face à l'industrie artistique et culturelle actuelle d'ailleurs, de devoir baiser des cadavres pour jouir; regardez la culture geek.

Ce n'est pas ma faute si je suis nécrophile, c'est la faute de la société.
C'est terrible, mais je n'arrive pas à m'intéresser à un auteur vivant, cela me paraît inconcevable. Cela me paraît très difficile et très délicat de pouvoir estimer l'oeuvre d'un auteur encore vivant, sauf que peut être s'il est arrivé à un âge pour lequel on peut déjà conclure que la grande majorité de son oeuvre sera derrière lui. Qu'est-ce qu'on peut dire d'un jeune auteur ? Qu'est-ce qu'on peut dire d'un auteur en dessous de 40 ans ? Qui n'a pas encore fait sa crise de la quarantaine, ni tenté de pécho une femme de 19 ans, ni être passé dans sa phase alcoolique où le mec fluctue entre discours censés et dérapages réactionnaires stupides ? Avec ma crise de la trentaine, je suis complètement à la ramasse au niveau de l'écriture ou de la création.

La fulgurance de la jeunesse est passée et impossible à relancer, car j'en sais trop pour redevenir "magnifique". Et je suis encore trop jeune pour écraser les pages blanches de successions de lourdeurs pour épater ces manants que sont les étudiants (qui reste quant à lui le pire des statuts que chaque individu devrait chercher à fuir au même titre que le statut d'intérimaire).
Alors je vais donc devoir faire subir au monde, une succession de conneries, comme vous pouvez le constater depuis que vous avez commencé à me lire en diagonale. La misère et le désarroi mes amis, je n'arrive plus à bander, ça touche un homme sur cinq car sans doute qu'un homme sur cinq est peut être vraiment un créatif et que les autres sont probablement dopés à Télérama et qu'ils ont l'abonnement ces bâtards.

J'ai pas envie de m'avouer foutu, même si rien de miraculeux ne m'attend pour le restant de mes jours. Même si je ne deviendrai jamais un type génial et que je suis condamné à être un sale type. Je revendique le droit d'être magnifique, ensuite le peloton est censé faire feu. Mais en attendant, je n'ai pas envie de mettre ce petit truc de côté, de me dire "tiens, et si la vie c'était l'accomplissement domestique ?", je n'ai pas envie d'être le con qui sera frustré parce que sans perspectives visibles, il n'aura rien fait. Même si je ne fais pas grand chose, essayer au moins de faire ma part. Parce que si je n'arrive plus à bander, j'ai encore l'envie. Ce qui reste formidable, c'est que cette envie ne meure pas. L'envie d'aller chercher ce trait. Il y a des gens, ils cherchent la phrase, ils cherchent la lumière, ils cherchent la tâche, ils cherchent le truc qui les préoccupe. Bon, moi c'est le trait, c'est peut être le dessin qui est l'activité qui me signifie le plus, tout au fond de mon être. Dans tout cet être pris dans son destin. Si j'avais une activité, ce serait le dessin. Le dessin pour aller où ? Nulle part ? Pour faire carrière ? Après ma mort. Et tu dessines souvent ? Pas toute l'année il faut bien l'avouer. Je fais plein de choses différentes, mais il est vrai que l'activité qui me déterminerait le plus en tant qu'être, est un peu mise de côté. Mon être aussi est mis de côté; de fait.

vendredi 12 avril 2019

01-Rhumatismes



Il fut un temps où j'ai presque réussi à écrire quelque chose de valable. Il est probable que l'insouciance devait grandement aider à pouvoir atteindre cet objectif. Le fait de ne pas se poser tant de questions que cela avant de réaliser quelque chose. Je me souviens d'un temps où j'étais capable d'atteindre la note que je voulais avec ma voix, alors qu'avant cela, je n'avais jamais tenter de l'atteindre; et j'y parvenais. C'était peut être à ce moment là où j'ai été jeune. C'est peut être à ce moment là, où être jeune, a été le plus merveilleux et le plus intéressant. Être capable d'aller chercher une note, comme un casse-cou irait atteindre le sommet d'un périlleux obstacle. Est-ce que la voix va casser ? Est-ce qu'elle va trouver sa limite ? Son mur ? Est-ce que la pierre va se déchausser sous nos pieds ? Est-ce que la semelle va céder de son appui sous notre poids ? A l'époque, la satisfaction d'atteindre ce point me satisfaisait; tandis que maintenant, tout est foiré d'avance. Et pour écrire, c'est la même chose, je suis devenu un putain de vieillard.

Pourtant, on m'appelle encore "jeune homme", mais ça sonne tellement faux. C'est aussi violent que d'appeler un transexuel "monsieur", alors que c'est une femme. Moi, je suis désséché comme un vieux. Comme si j'étais cassé, au bout de mon être. Comme si j'étais vidé de mes capacités et que je sentais chaque jour, mes facultés disparaître dans le néant; dans le gouffre de la Fin.
Je sais bien que tout n'est peut être que le fruit de mon esprit dérangé, que tout est encore là et qu'il suffirait simplement que je fasse les choses pour me rendre compte que j'en suis encore capable. Peut être, peut être bien que je suis en état de deuil. Je fais le deuil de moi-même, celui qui escaladait les périlleux obstacles. Peut être que je faisais aussi le deuil de celui d'encore avant, qui était mort également pour faire vivre celui qui irait atteindre des contrées inconnues avec toute l'insouciance du monde afin de tester ses limites.

On parle d'étapes de la vie, et certaines sonnent comme des renaissances et d'autres comme des morts. J'ai l'impression de me balader avec plusieurs cadavres de moi, dans moi. Tout comme j'ai l'impression de me balader avec le poids de ces gens qui ont fait partie de nos vies et qui se retrouvent au cimetière du coin. Je comprends enfin les adultes et pourquoi ils ont des mines éteintes. Ce n'est pas simplement le boulot, ce n'est pas simplement la clop, ce n'est pas simplement parce qu'ils essaient encore d'organiser des soirées arrosées comme des adolescents puériles. Non, les adultes sont éteint, parce que le monde qui les entoure est une succession de pièces qui s'éteignent et celles qui s'allument, sont trop loin et appartiennent à d'autres.

C'est un long couloir qui s'éteint derrière soi tandis qu'on continue de marcher tout droit et parfois de courir. Et un jour, ce putain de couloir s'éteint sur nous et ceux devant se disent alors que cette obscurité ne fait que grandir et se rapprocher d'eux. C'est le grand suspens.

Est-ce que je peux encore écrire ? Et est-ce que je vais encore écrire pour allumer des passages de couloirs ou éteindre le miens ? Vous lisez peut être le tout premier morceau d'une gigantesque effondrerie. Fragments par fragments, nous irons plonger dans le gouffre intérieur afin de tenter d'échapper à la dictature du commentariat.

Bienvenue parmi les insomniaques et ceux qui veulent une pause dans la course effrénée du monde de merde et de sa ribambelle d'abrutis qui possèdent un compte Twitter et font des photos des choses qu'ils mangent. On va mettre toute cette merde de côté, et se remettre à tenter d'écrire des choses valable et espérer qu'il y aura un moment ici, où quelque chose de valable sera lue. ne tombons pas non plus dans le mélo', il ne s'agit pas d'une bouteille à la mer; on ne va quand même pas balancer des appels de détresse dans une mer grouillante de "surfeurs" ? On va juste continuer son petit bonhomme de chemin dans l'insignifiante merditude de l'existence en tentant d'écrire sans prétendre faire de la littérature.

Surtout pas de littérature, surtout pas ce truc de parisien qu'est la littérature, il faut foutre tout ça en l'air. A la rigueur, c'est bien pour lire la littérature, mais pas pour écrire. Moi, j'ai juste décidé d'essayer d'écrire. Enfin, essayer d'écrire des trucs valables.